Manquer de Perdre la Vie en la Donnant…

Comme vous le savez (je vous bassine assez ça), je suis à un tournant de ma vie, notamment au niveau professionnel… Je vais bientôt avoir l’obligation de trouver une source de revenus (même minime). D’où ma déception lors de l’abandon de ce projet qui me parlait tant et d’où mon besoin de rebondir rapidement après cela avec mon inscription au CRPE… Et là, vous vous demandez quel est le rapport avec le titre de mon billet, non ?

Il s’avère que toutes ces interrogations, ces doutes me poussent en ce moment à une introspection énorme. J’ai en effet beaucoup de mal à me projeter dans une reprise à long terme et à lâcher mes loulous. Je suis naturellement hyper-protectrice mais, en ce moment, je me demande si l’accouchement de mon deuxième n’est pas en partie responsable de cela… Je l’ai déjà évoqué avec certaines via quelques commentaires et échanges, j’ai effleuré le sujet dans quelques billets mais je ne suis jamais vraiment revenue dessus…

Et pourtant, je pense que cette arrivée épique parmi nous a encore des effets marqués sur ma vie d’aujourd’hui…


Petit Retour en Arrière

Revenons donc 4 ans et quelques en arrière… J’ai vécu une grossesse assez classique, avec quelques problèmes mais rien d’insurmontable. En raison de mon premier accouchement compliqué (travail très long, gros bébé qui ne descendra jamais, souffrance fœtale et césarienne en urgence), décision est prise de vérifier les dimensions de mon bassin. Elles s’avèrent limites et avec BidouBoy qui n’a pas l’air d’être un petit gabarit, une césarienne est programmée.

Ce qui m’allait bien pour plusieurs raisons (facilité d’organisation pour faire garder ma fille, absence d’un travail épuisant avant l’accouchement, limitation des risques et du stress de l’inconnu).

Bref,  rendez-vous est pris un peu moins de 3 semaines avant terme. Le jour J, je me retrouve dans la chambre d’une maman toute fraiche avec un petit portant le prénom prévu pour le notre. Je me prépare tranquillement, je suis prise en charge assez rapidement. Tout va bien, un peu de stress mais rien d’anormal.

J’arrive donc en salle de césarienne. Pendant que Papa Sur Le Fil se prépare à entrer, on m’installe pour la rachis-anesthésie. On me place sur le dos, position que je supporte très mal depuis plusieurs semaines (a priori, une sombre histoire de veine cave comprimée).

Et rapidement, je me sens très mal… Je leur dis et ils me répondent que tout est normal. Pourtant, je sens très vite que quelque chose ne va vraiment pas et que je « pars ». Je n’ai pas eu le temps de réaliser ce qui se passait. J’ai juste entendu « mais c’est pas possible, pas encore » (ils avaient eu un cas similaire quelques jours auparavant), puis un trou noir, puis « Vous avez fait un arrêt cardiaque, on vous endort ». Forcément, pendant ce temps là, Papa Sur Le Fil se demandait pourquoi c’était si long. Il ne réalisera finalement ce qui s’est passé que bien après…

Enfin, je me réveille, intubée, en réanimation, quelques minutes / heures après (je ne sais même plus), dans l’incapacité de parler mais avec une seule et même pensée obsédante.

« Où est mon fils, mon bébé ? Comment va-t-il ? »

C’est atroce d’avoir ce besoin viscéral de savoir, de comprendre et de ne pas pouvoir s’exprimer. Mon calvaire a du durer 30 secondes à tout casser car très vite le personnel présent me dit que mon bébé est en néonat’ avec le papa mais qu’il va bien. Il faut que je me repose, ils me l’amèneront dès que possible. J’ai eu l’impression que cela durait des heures et des heures et à ce moment, ce n’était pas possible d’en savoir plus sur ce qui c’est passé…

La photo qui suit, anodine et pas très jolie a pourtant une signification particulière pour moi car c’est à travers elle que j’ai découvert mon fils pour la première fois. Ils m’avaient heureusement épargné les photos dans la couveuse, avec les tubes et autres.

J’ai finalement passé 24h en observation et j’ai pu récupérer mon fils en chambre 36h après l’accouchement. Entre temps, le personnel a été au top, m’amenant BidouBoy et des photos dès que possible. Papa Sur Le Fil a assuré à faire le lien entre les 2 services, à rassurer la famille, à organiser les jours à venir,…

BidouBoy était un peu KO en raison du léger manque d’oxygène (l’arrêt cardiaque n’a duré qu’une trentaine de secondes) et de l’anesthésie générale mais il s’est vite remis. Aujourd’hui, tout le monde va bien et il n’y a aucune séquelle de tout ça mais je n’ai jamais eu d’explications précises !


Les Conséquences Aujourd’hui

Tout ce roman pour finalement expliquer que, suite à ça, j’ai toujours eu beaucoup de mal à me séparer de mon fils. Il a notamment dormi dans notre chambre pendant plusieurs semaines mois alors que notre fille ne l’a jamais fait. Les nuits difficiles et les coliques n’expliquent pas tout. Et pourtant, il avait une chambre à lui, son emplacement pas au même étage que la notre n’étant finalement qu’une excuse.

J’ai également été incapable d’envisager une reprise de boulot avant aujourd’hui. Tout ça peut paraitre exagéré mais sur le coup, j’ai vraiment eu l’impression de mourir et même si cela a duré moins d’une minute, j’ai eu cette angoisse, cette peur panique de l’avoir perdu… Et je crois que jusque là, j’ai un peu sous-estimé les conséquences de tout ça sur ma vie d’aujourd’hui, sur mes relations avec lui…

Cela peut paraitre bête mais, encore aujourd’hui, il m’arrive de me dire qu’il pourrait ne pas être mon fils. Il y a eu une période de flou entre le moment où Papa Sur Le Fil l’a récupéré et le moment où j’ai perdu connaissance… C’est débile, la ressemblance physique est là en plus, mais cette pensée revient de temps en temps.

J’ai eu, par ailleurs, beaucoup de mal à faire le lien entre ma grossesse, ce ventre rond et ce bébé que l’on me présentait, que je n’ai rencontré qu’en photo dans un 1er temps. Le premier contact physique n’a eu lieu que quelques heures après l’accouchement puis seulement des quarts d’heures par ci, par là pendant les 36 premières heures.

L’allaitement a ainsi été un peu compliqué car il n’y pas eu de mise en route précoce, il y avait beaucoup de fatigue des deux côtés. Le lien a été difficile à instaurer et est basé sur une angoisse partagée de la séparation, de la perte…

Je m’excuse pour ce billet mille fois trop long et un peu décousu. Je l’ai écrit d’une traite, il a remué des émotions que je pensais bien enfouies et digérées. Il m’a touchée bien plus que ce que je ne le pensais en le débutant.

Finalement, je crois que cette angoisse de le perdre, de le voir séparer de moi trop longtemps est toujours là, belle et bien présente ! Il va falloir que je me détache de ce passé (quitte à me briser le cœur), pour retrouver ma vie et le laisser grandir, de peur de l’étouffer un peu trop en grandissant. Il va falloir que je bosse sur moi pour accepter ce vécu et couper le cordon! Cette étape est très symbolique et imagée mais finalement ne l’ayant pas vécu en direct, je l’ai peut-être un peu éludée…

Merci à celles et ceux qui m’auront lue jusqu’au bout, j’avais besoin de poser tout ça !

Et vous, vous pensez que les circonstances de votre/vos accouchement(s) ont une incidence sur votre vie d’aujourd’hui, sur vos relations avec vos loulous ?

Je vous souhaite une belle journée…

Virginie

Rendez-vous sur Hellocoton !

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

72 commentaires sur « Manquer de Perdre la Vie en la Donnant… »

  1. En toute franchise et pour avoir vécu un premier accouchement plus ou moins similaires ou du moins bien traumatisant, je te comprends tout à fait. « Ne pas être totalement présente » lors de la mise au monde de son bébé est une grosse épreuve qui ne laisse pas aucune trace, sur bébé comme sur maman.
    Le lien est à construire et l histoire de la naissance à s’approprier, ce qui est assez compliqué en somme … Et j’ai bien l impression que ça prend longtemps….
    Bon courage dans ton cheminement en espérant de tout coeur que tu puisses trouver un emploi qui te conviendra pleinement.
    Bises
    Annaelle

    1. Je ne savais pas que ton premier accouchement avait été compliqué… J’avoue que d’avoir couché cela « sur le papier » m’a un peu libérée. J’ai l’impression d’avoir réinvesti et accepté un peu mieux ces évènements ! Le plus dur, c’est finalement cette absence de lien concret entre la grossesse et le bébé ! Je te souhaite aussi de digérer cet accouchement compliqué !

      Belle journée.
      Bises

      Virginie

  2. Je comprends tout à fait ton attachement viscéral à ton fils, ton histoire à de quoi être traumatisante. En te souhaitant beaucoup de belles choses dans ton avenir perso et pro .

    1. Merci pour ton soutien… j’essaie de me dire que l’essentiel est que tout le monde aille bien aujourd’hui !

      Belle journée

      Virginie

  3. Ton article est très touchant ! Ça n’a pas du être évident pour toi de coucher ces mots ! Je sais que, pour ma part, j’en suis encore incapable en ce qui concerne l’accouchement de Malo ! J’espère que ça va t’aider dans ton cheminement.
    Bises
    Elo

    1. Non, j’ai eu beaucoup de mal avec celui-ci… Mais je crois qu’il m’a fait du bien… Tu as aussi eu un accouchement compliqué pour Malo ? C’est difficile à digérer et accepter tout ça !

      Virginie

  4. Très bel article, très émouvant… j’imagine parfaitement à quel point vivre ce type d’accouchement peut être traumatisant et il me semble normal que tu aies du mal à couper le cordon avec ton fils. J’espère que d’en parler t’aidera à avancer. Bon courage !

    1. Merci pour ton soutien et ton message… J’espère aussi que d’avoir couché cela ici m’aidera… Belle journée à toi

      Virginie

    1. Ce fut dur oui, mais je me dis que l’essentiel est que tout aille bien maintenant, et ce malgré les conséquences aurjoud’hui… Belle journée

      Virginie

  5. Bien évidement que l’on lit tout jusqu’au bout…et cet article a dû être difficile à réfugier…c’est terrible ce qui t’es arrivée et les émotions que tu ressens sont on ne peut plus normales…ne pas pouvoir te séparer de ton fils est logique apres ce qu’il s’est passé. Alors oui un jour tu devras couper le cordon mais dans ce que j’aperçois sur IG tu arrives déjà à la confier à son papy de temps à autre et c’est déjà un avancée. Prends le temps qu’il faut…et je suis sûre qu’avec la volonté que tu as tu vas vite avancer

    1. Merci pour ton message… Oui, j’y travaille tous les jours et je me force à les laisser de temps en temps mais le cap est encore dur à passer pour certaines choses… Comme la nounou pour une soirée par exemple… encore merci de m’avoir lu jusqu’au bout !

      Bises

      Virginie

  6. Cet article n’a pas dû être facile à rédiger…je comprends que quand on est en plein questionnement sur son avenir on est en phase d’introspection sur soi, on se pose un tas de questions, on regarde en arrière !
    Je n’ai pas vécu ce que tu as vécu mais j’en avais déjà parlé à une copine qui a vécu cela (d’ailleurs j’avais écris un article au début du blog sur ça) et je sais que ce n’est pas facile. Se dire qu’on a failli ne plus être là, qu’on a failli ne jamais connaitre son fils; sans parler des heures interminables sans le voir dans un moment où le besoin viscéral d’être avec son enfant est le plus important.

    Je ne me permettrais jamais de juger comme certaines personnes qui ne comprennent pas que l’on arrive pa sà lâcher nos enfants.
    Pour mon histoire, ayant manqué d’un père, je sais ce que c’est d’avoir un vide. Ma mère faisait ce qu’elle pouvait pour nous mais ne pouvait être là à chacun de nos événements, c’était périscolaire, ce n’est pas elle qui emmenait à l’école. Elle n’était pas là pour les carnavals,etc…

    De ce fait je n’arrive pas à me séparer de mon fils. Je ne veux pas qu’il ressente aucun manque, je veux être là pour chacun des moments importants de sa vie. Je ne veux pas qu’il connaisse cette sensation d’abandon..c’est peut-être débile pour certains mais c’est comme ça.

    Ma belle-mère a été adoptée, elle n’a jamais pu laisser ses enfants non plus et a été femme au foyer et est encore très dévouée à sa famille.

    Tout ce roman pour te dire que je comprends, que ce n’est pas facile. Je me retrouve beaucoup en toi même si nous sommes différentes.

    Je t’embrasse

    1. Oui, je crois que malgré des vécus bien différents, nous nous ressemblons sur bien des points… Je comprends complétement ton ressenti, il est bien connu que soit nous reproduisons les schémas connus, soit au contraire, nous irons à l’extrême inverse… je comprends tellement ton besoin d’être là, à chaque instant pour ton fils… Je te souhaite aussi de réussir à te détacher un peu de ce vécu pour arriver à vivre un peu pour toi aussi et pas que à travers ton loulou… Et je sais pertinemment que c’est hyper compliqué ! Merci pour ton message qui m’a beaucoup touché !

      Bisous ma belle

      Virginie

  7. Coucou, je trouve ton article tellement touchant et je n’ose même pas imaginer ce que tu as pu ressentir pendant ces quelques secondes. Je pense que le plus difficile est de ne pas savoir ce qu’il s’est passé. Je pense qu’avec le temps tu arrivera à couper le cordon progressivement. J’espère en tout cas que l’écriture t’auras aider à tapaiser intérieurement. Bisous ????

    1. Oui, le temps aidera sûrement, en parler, l’écrire ici aussi… Merci sincèrement pour ton message et ton soutien…

      Virginie

  8. Ton témoignage est très touchant et je crois que tu as fait un grand pas justement en l’inscrivant par écrit, en couchant ça sur le clavier, pour extérioriser un peu ces angoisses – bien normales et légitimes – et en évaluant leur impact sur l’ensemble de ta vie. Tu as sans doute fait là une première étape, et je crois qu’entre ça et tes réfléxions professionnelles, tu es effectivement en pleine introspection mais surtout, tu es dans une dynamique positive et très constructive!

    1. Oui, je pense clairement être à un tournant de ma vie, j’aimerais tellement le négocier sans trop de dérapages… merci beaucoup pour ton soutien, effectivement d’en parler ici me fait du bien déjà!
      Bises

      Virginie

  9. Comme promis, je te laisse mon message. Ton article fait écho à ma propre expérience à la naissance de Louloutte car j’ai également eu un accouchement « particulier » dont je parlerai certainement un jour sur le blog. Contrairement à toi, j’ai eu la chance d’avoir eu des réponses à toutes mes questions, sans tabou. Je suis convaincue que c’est ce qui m’a permis de digérer ce qui m’est arrivé. J’ai d’abord plongé en réalisant que ma fille aurait pu être orpheline cinq minutes après sa naissance puis je suis remontée à la surface. Ce fût quelques jours très difficiles pour moi psychologiquement mais comme je te dis, le fait d’avoir été très entourée par le personnel médical m’a beaucoup aidé. Dans ton cas, peut-être, si ce n’est déjà fait, pourrais-tu revoir l’obstétricien qui t’a accouchée pour lui poser des questions ? Et si ce n’est pas possible, de consulter un psychologue pour faire le point et aussi le deuil de ces questions qui resteront peut-être à jamais sans réponse ?

    Je te souhaite une très bonne journée. Bises.
    Cécilia

    1. Merci pour ton témoignage… cela m’intéresserait d’en savoir plus sur les circonstances du tien… J’ai été très entourée par le corps médical, j’ai été suivie, j’ai fais des examens, eu des contrôles. Ils ont refusé que je sorte avant d’avoir vu un cardiologue mais n’ont pas été capables de me donner une véritable explication pour la simple et bonne raison qu’eux-mêmes n’en savaient rien. L’explication la plus plausible est un gros malaise vagal… Merci pour ton message et ton soutien en tout cas !
      Bises

      Virginie

  10. Je peux comprendre que ton accouchement ait un énorme impact sur ton lien avec ton fils, la vision de la vie… Tu m’as beaucoup touché avec ce récit. Peut-être as-tu besoin de comprendre ce qui s’est vraiment passé. N’as-tu pas un médecin avec qui tu pourrais mieux comprendre ou tu peux même recontacter la maternité pour avoir accès à ton dossier et éventuellement rencontrer un professionnel. C’est dans tes droits et si ça peut t’aider…
    J’espère qu’avoir écrit toutes ces choses t’as fait du bien et t’as permis de faire un peu le point sur ce qui te ronge.
    Je te souhaite d’aboutir dans une vie professionnelle qui te rendra heureuse et qui te permettra facilement de concilier vie professionnelle et vie familiale.

    1. Merci pour ce message très touchant et pour ton réconfort. j’ai été suivi de près à la maternité, j’ai vu différents médecins, fait des examens, mais ils n’ont pas trouvé d’explication valable à tout ça… Cela restera sans réponse précise de toute manière… Effectivement, de coucher cela sur « le papier » et échanger permet de faire le deuil de pas mal de choses déjà ! Encore merci… Sincérement

      Virginie

  11. Mon 2e accouchement a été provoqué. Et il a été très rapide, presque violent. Aujourd’hui, je reste persuadée que le caractère de ma poulette y est pour quelque chose, de même que ses cris nocturnes. Elle n’avait pas décidé de naître, elle n’a pas eu le temps de réaliser. J’écrirai probablement un article un jour aussi à ce sujet… tu m’en as donné l’envie. Mettre les mots sur ce qui s’est passé et éclairer le présent à la lumière du passé.
    Merci pour cet article.

    Bisous,
    Lau

    1. Oui, je pense que les circonstances d’un accouchement font beaucoup par la suite… Effectivement, d’écrire permet de poser les choses, de prendre du recul, même si les évènements datent de plusieurs années ! Merci pour ton message et ton témoignage.

      Bises

      Virginie

  12. J’ai moi aussi vécu un accouchement très compliqué, et la séparation avec mes filles a été vraiment très dure… Je suis par contre restée tout le temps consciente, et j’ai bien cru y rester… Je suis persuadée que cela affecte mon lien avec mes puces, et je pense que tes questions sont tout à fait légitimes. 4 ans après, les émotions sont toujours très vives pour moi aussi. Je trouve beaucoup de points communs entre ton expérience et la mienne (je viens tout juste de reprendre une activité après 4 ans d’arrêt, je suis professeur documentaliste depuis le mois de septembre). Courage, laissons le temps nous aider à accepter notre vécu…

    1. Merci pour ton témoignage tout aussi touchant… je m’aperçois que beaucoup d’entre nous ont vécu des accouchements compliqués, voire pire mais qu’il est encore très difficile, voir tabou d’en parler… J’ai lu énormément de récits d’accouchements idylliques mais finalement assez peu de compliqués ! Merci pour ton message et ton soutien en tout cas… J’espère que tu t’épanouis dans ta reprise de travail !

      Virginie

  13. C’est difficile de te lire, je n’ai pas vu naître ma fille et certain mot me touche en plein cœur. Les larmes coulent et je sais qu’elles vont couler encore longtemps, je ne suis pas certaine qu’on puisse digérer ces moment là… J’avais envie d’écrire aussi un article sur sa naissance pour me libérer de ce poids mais c’est difficile, peut-être que ton article me donnera le courage de le faire ♥
    Aujourd’hui, je sais que je ne peux pas me séparer d’elle, j’ai besoin de passer mes journées avec elle et je le ferais tant que ce sera nécessaire parce que je suis en paix avec mes sentiments ♥
    Merci d’avoir partagé ce moment de ta vie avec nous ♥

    1. Je m’aperçois en lisant les commentaires que je suis loin d’être la seule dont les accouchements laissent des goûts amers… Je ne savais pas pour ta fille, je suis désolée d’avoir ravivé cela.. Clairement, d’avoir coucher tout cela « sur le papier » m’a soulagé d’un poids. C’est bien plus frais chez toi, laisse toi le temps. Tu peux aussi l’écrire sans jamais le publier, si tu trouves cela trop intime ! Je te souhaite tout de même d’accepter tout ça… Laissons nous le temps de digérer, de profiter de nos petits bouts, puis on avancera plus tard ! Merci pour ton témoignage et ton soutien si précieux !
      Bisous

      Virginie

  14. Effectivement, ton accouchement été plus que difficile et ce n’est pas étonnant qu’il ai des répercussions sur la relation avec ton fils.
    J’espère que le fait d’avoir réussi à écrire ça sur papier t’as un peu libéré.
    Parfois ça peut être bien d’en parler à une personne extérieur si tu es prête à ça.
    Bon courage en tout cas.

  15. Je ne sais pas comment j’aurai vécu les choses à ta place … lors de mes accouchements, mes bébés ne m’ont jamais quitté. Ils ne sont jamais sortis de la salle d’accouchement. Tous les soins ont été fait dans la même salle et ils n’ont pas été lavés avant 48h. Je ne les ai jamais mis en nursery, d’ailleurs la maternité choisie pour Chichi n’en avait pas.
    Je pense que ça joue forcément.
    Quand T-Biscuit a eu 4 ans, j’ai cru qu’il allait mourir à cause d’une maladie mal soignée et cela a tout changé … on a longtemps eu très peur pour lui, on lui en a voulu de ne pas prendre ses médicaments, de mal manger … bref, tout a une incidence sur nos comportements.

    1. Oh, je ne savais pas pour T-Biscuit, cela doit être une terrible épreuve également. Qui doit aussi avoir des répercussions aujourd’hui ! Oui, les événements de la vie, anodins ou bien plus lourds, forgent ce que nous sommes ! A nous d’accepter ces épreuves et d’en faire des forces !

      Merci pour ton message et ton soutien

      Bises

      Virginie

  16. quel accouchement… pas étonnant qu’il ait des répercussions encore aujourd’hui. tu réussis a analyser le pourquoi des choses, c’est déjà un grand pas. le fait de les exprimer et de les extérioriser c’est un bon début ! une petite aide psychologique serait sans doute bénéfique ?

    1. Peut-être… je ne pense pas être encore prête pour cela… L’écrire ici, prendre ce recul, en parler via les commentaires m’aident déjà beaucoup à rationaliser tout cela ! Merci pour ton message en tous les cas !

      Bises

      Virginie

  17. Bon sang!! Un arrêt cardiaque, tu penses que ça a modifié votre relation, tout ça n’est pas anodin!
    Je te comprends carrément… Tu sais que ça s’était mon angoisse pour la naissance de Fripouille de le perdre de vue, j’avais donc missionné papa fripouille pour ne pas le lâcher d’une semelle…
    Je pense que c’est tout a fait normal que vous soyez marqué par cet évènement et que ça influe forcément sur vos relations!

    1. Je t’avoue que c’est finalement le côté le plus compliqué ! De ne pas réussir à faire le lien entre la grossesse et ce bébé que l’on m’a présenté ! Merci pour ton réconfort, et ta présence ici !

      Bises

      Virginie

  18. Tu as eu raison de poser tes mots par écrit cela libère… je te comprend pleinement cela n’est pas simple de vivre un accouchement difficile et surtout de ne pas le vivre comme tu l’aurais voulu. Plein de bisous!

    1. Merci pour ton soutien… oui, cela m’apaise clairement… J’arrive à prendre plus de recul. Le temps continuera à faire son œuvre aussi !

      Bisous

      Virginie

  19. … qu’est ce que cela a du être difficile à vivre… normal qu’il faille du temps.
    Merci d’avoir partagé cela avec nous, j’espère que tu pourras trouver une source de revenu qui te permette de profiter aussi de tes enfants….

    Je t’embrasse

    1. Merci pour ton message… j’espère aussi trouver quelque chose qui me permettre d’établir un équilibre qui nous convienne à tous ! Je te souhaite d’ailleurs la même chose…

      Bises ma jolie

      Virginie

  20. Ton article me touche énormément…. Je suis très émue.
    Je n’arrive pas encore à en parler publiquement comme tu le fais mais mon accouchement a été un enfer et nous avons failli perdre Charlie. Comme toi j’ai découvert mon fils sur une photo…
    Je vais m’arrêté là parce que je ne vois pas vraiment quoi ajouté (je dois être un peu perdue de t’avoir lu^^).
    Belle journée à toi et ta jolie troupe 😉

    1. Oh, je suis désolée d’avoir ravivé tout cela ! Il m’a fallut 4 ans pour extérioriser et cela me touche encore bien plus que cela ne le devrait ! Alors, laisse toi le temps, essaye d’écrire sans forcément le publier… Clairement, de l’avoir écrit ici m’a libérée d’un poids… Je te souhaite de trouver la paix avec tout cela, je ne peux que comprendre les incidences que cela peut avoir !

      Plein plein de bisous et de réconfort

      Virginie

  21. Pfiou, je comprends à quel point tout ça a du te chambouler. Je crois que nos accouchements et notre vécu pendant la grossesse peuvent influer très longtemps sur notre relation avec nos enfants. Je crois que ton besoin de garder ton petit près de toi est très compréhensible.
    Chez nous c’est Mister M. qui a eu beaucoup de mal après mon accouchement : il m’a vu partir au bloc en larmes en quelques secondes sans pouvoir me suivre et sans vraiment comprendre si tout allait bien ou pas. Et 15min plus tard on lui a mis un bébé dans les bras pour 2h de peau à peau ! Il était tellement ému qu’au téléphone avec nos parents il leur a fait super peur en disant  » c’est fini, c’est fini ». Lui il voulait dire que notre puce était née et que tout allait bien mais comme il était hyper ému et vu la formulation nos parents ont cru qu’ils nous était arrivé quelque chose ! Et aujourd’hui encore, je sais qu’il n’aime pas trop repenser à ces moments.
    J’espère que poser ces mots ici t’as fait un peu de bien. On t’as proposé une visite de la psychologue à la maternité ? Ça peut faire du bien aussi, pendant la grossesse comme après l’accouchement selon les circonstances. Je t’embrasse

    1. Je ne pense pas être prête à passer la porte d’un psychologue… Mais écrire ici est déjà une sorte de thérapie ! Je comprends totalement pour ton homme ! Pour ma fille, j’ai aussi eu une césarienne en urgence mais le personnel soignant a été au top, nous expliquant tout et permettant surtout à Monsieur d’y assister ! Ce qui a permis de rendre les choses plus simples ! Etonnament, il est toujours très zen par rapport aux circonstances de la venue de BidouBOY… Ce n’est évident pour personne ces accouchements, tout de même ! J’espère que vous avez pu digérer tout cela depuis !

      Bises et merci pour ton réconfort

      Virginie

  22. Ton billet m’a mis les larmes aux yeux… Mon Dieu! Je ne comprends pas qu’ils t’aient dit que tu étais en train de faire un arrêt cardiaque, tu as dû paniquer! Ils auraient pu t’éviter ce stress. Ma pauvre, je constate que toi aussi, les accouchements, c’est pas ton truc.. J’espère que tu arrives à faire le deuil de tout ça et je comprends ta peur de la séparation. Gros câlin virtuel <3

    1. Merci beaucoup pour ton soutien ! Oui, le temps fait son oeuvre petit à petit… Pour être très honnête, je n’ai émergé que quelques secondes, donc le stress a été de courte durée ! Mais même 4 ans après, tout est encore tellement claire dans ma tête, c’est fou !

      Encore merci

      Virginie

  23. Oh la la, comme ça a dû être dur !!! Peut-être devrais-tu rencontrer un(e) psy pour pouvoir mettre des mots sur ce que tu ressens et être aidée à avancer. Je ne comprends pas que la maternité n’est pas envoyé quelqu’un discuter de tout ça avec toi dans ta chambre pour te rassurer

    1. Si, si j’ai été suivie à la maternité, j’ai fais des examens, j’ai vu un cardiologue… Mais médicalement, ils ont été incapables de trouver une raison valable à cet arrêt ! on m’a proposé de voir une psy mais sur le coup, j’avais l’impression de bien vivre tout cela… Finalement, 4 ans après, je me dis que peut-être pas … En tout cas, merci pour ton message et ton soutien

      Virginie

  24. Je suis entierement daccord avec toi et intimement persuadée que nos accouchement influence nos relations et nos parcours..
    Apres jai eu un accouchement et une suite tres particuliere et dramatique…
    Pour faire simple, jai eu une hospitalisation et une cesarienne en urgence à 28SA+5 ( oui en fait cette précision me tient a coeur).
    Jattendais des jumeaux et le poids des bébés a ouvert le col de manière spontanée.
    Bref mes loulous sont nés a 1100g et 1170g. Je nai pas eu d’absence ni danesthesie générale mais l’anesthésiste m’a fait une sorte dhypnose a tel point qu je nai pas vu mes enfants partir.
    Puis je me suis retrouvee seule pendant que le chirurgien me « recousait ».
    Le pediatre a été adorable et ma amené mes loulous en salle d’opération mais entre les couveuses et moi qui ne réalisais pas vraiment ce qui m’arrivais je nen ai pas vraiment de souvenir.
    Ils sont nés vers 20h et je ne suis montée en neonat que le lendemain vers midi..
    Le sort s’est acharné sur nous lorsque l’aîné des jumeaux a ouvert ses ailes et nous a quitté 4 jours après.
    Si les premiers temps ensuite jai eu « peur » de m’attacher a mon autre loulou (il est finalement resté 3 mois hospitalisé dont 2 mois 1/2 sous aide respiratoire avec une épée de damocles au dessus de la tête) aujourd’hui jai du mal a le laisser.
    Il a dormi 3 mois dans notre chambre a son retour puis mon mari ma aidé proressivement en m emmenant 1h par ci 1h par là ce qui a rendu la separation au moment de reprendre le travail plus « facile »
    Aujourdhui mon warrior a 15 mois et je suis heureuse davoir trouvé un equilibre dans notre relation (ni trop fusionnelle ni trop détachée).
    Le temps nous dira si le contre coups finira par arrivé (je le redoute quand meme)..

    Oups desolee pour le commenaire mega long ????

    1. Mon dieu, mon histoire est presque ridicule à coté de ce que tu as vécu… Ne t’excuse pas pour ton commentaire hyper long, je suis toujours touchée de ces partages d’expériences, tantôt joyeux, tantôt dramatiques… Je te souhaite effectivement que cet équilibre que tu as trouvé perdure et que jamais le contre-coup n’arrive. Tu as été suivie à l’époque ou encore aujourd’hui ?

      Merci pour ton témoignage, je t’envoie plein de réconfort et de bisous virtuels…
      Virginie

      1. Jai ete suivie par la psychologue de l’hôpital pendant l’hospitalisation du Loulou. Le plus dur pendant cette periode c’est que chaque progrès qu’il faisait était toujours suivi de 2 pas en arrière.
        Mais depuis le retour jai fait le choix de e pas continuer cette aide. Je nen ressentais pas le besoin..
        Maintenant, nous nous lançons dans une nouvelle demarche de grossesse (par pma comme pour la première) et je sais que j’aurais besoin daide lorsque la grossesse sera démarrée!
        Meme si chaque grossesse est differente.

        1. Je vous souhaite alors toute la réussite que vous méritez et une fin plus sereine pour cette nouvelle aventure dans laquelle vous vous lancez !

          Virginie

  25. Donner la vie c’est toujours un acte imprévisible … même dans ton cas où une césarienne était programmée rien ne laisser présager un tel scénario si traumatisant. Je ne peux pas imaginer ce que tu as pu ressentir car j’ai eu un accouchement à l’inverse de toi (ultra rapide, sans péridurale et quasi sans douleur) mais étant maman je peux imaginer les conséquences sur le lien mère/enfant et c’est tout à fait légitime. C’est un lien si fragile qu’il est urgent de l’apprivoiser au plus tôt et ses heures de séparation resteront pour toi du temps perdu.

    Tu as pris le temps qu’il te fallait pour toi, pour ton fils et pour les autres membres de ta famille. Tu en as eu besoin, c’était nécessaire et cela t’as permis de construire un projet de reconversion professionnelle qui certes n’a pas encore abouti mais cela a fait son chemin. Nous n’avons pas la possibilité d’effacer les peines, les blessures de notre vie mais nous choisissons la place que nous leur donnons et si aujourd’hui tu te questionnes c’est bien pour essayer de désarmorcer le point de départ de tous ses sentiments. Alors j’espère que tu ne laisseras pas ce mauvais souvenir prendre le dessus sur ton bel avenir.

    Amicalement.

    Sandra.

    P.S : je suis sortie de mon hibernation révisions pour toi 😉

    1. Merci beaucoup pour ton message si touchant, si bienveillant. Tu as raison et tes mots résonnent juste en moi… Il faut que je tourne la page sur cet évènement et que je regarde droit devant, un virage à négocier et après l’avenir sera serein…

      Bon courage pour tes révisions et merci d’avoir pris le temps de venir me laisser un message, cela me touche…
      Virginie

  26. J’ai été très touchée par ton article. Et je trouve que tu as eu énormément de courage de l’écrire! Pas facile de remuer tout ça! J’espère surtout que mettre tout ça en mots a pu te faire du bien.
    J’espère de tout coeur que tu vas trouver un travail qui te plaît et qui adoucira la difficulté de retourner travailler.
    Douces pensées pour toi.

    1. Oui, j’ai un peu ramé pour l’écrire et le publier… Mais cela m’a fait beaucoup de bien et tous vos commentaires et votre bienveillance m’aident à avancer… Merci pour ta présence presque au quotidien et tes gentils messages…

      Belle journée à toi, bises.

      Virginie

  27. Je fais partie des grandes chanceuses de la vie pour avoir accouché 4 fois parfaitement.
    Je ne sais absolument pas ce que tu ressens et ce que j’imagine est certainement à mille lieues de ce que tu ressens vraiment.
    Par c’est sûr qu’une chose pareille marque pour le restant de la vie et chaque instant que tu vis avec tes poussins et forcément lié de près ou de loin à cette histoire.
    Je te souhaite de continuer à avancer et d’aller au bout de tes envies ♡♡♡

    1. Merci pour ton gentil message… Je crois moi-même ne pas savoir trop ce que je ressens ! Mais j’avance et tous vos commentaires m’y aident beaucoup… merci d’avoir pris le temps de me laisser ces petits mots…

      Virginie

  28. Voilà un texte très émouvant… Désolée, je n’ai pas le temps de lire tous les commentaires et cela a peut-être déjà été suggéré: tu écris « mais je n’ai jamais eu d’explications précises ! » Est-ce que tu ne pourrais pas contacter la clinique ou l’hôpital dans laquelle tu as accouché et demander un rendez-vous au médecin ou au gynéco de garde ce jour-là pour revenir sur ce qu’il s’est passé? Je sais que cela remonte à 4 ans, mais j’imagine qu’ils doivent conserver un résumé médical détaillé pour chaque accouchement. Ce sont tes données personnelles et tu as le droit d’y accéder. Peut-être que cela pourrait t’aider en partie à tourner la page? (Je sais que de mon côté, j’ai besoin de comprendre les choses dans le détail pour les digérer). J’ai l’impression que le corps médical ne prend pas toujours en compte le besoin d’information qu’ont les patients, et à tort à mon avis. Bref, je pense que tu as un droit légal à avoir accès à tes informations médicales, et si cela peut t’aider dans ton cheminement, alors n’hésite pas. Peut-être que l’explication du médecin sera: « on ne sait pas » (c’est de la biologie après tout, pas une science exacte), mais en tout cas, cela peut t’aider à te déculpabiliser de ces circonstances qui ont rendu ces débuts avec ton fils aussi chaotiques (par contre, les informations médicales peuvent être un peu « crues » et c’est pour cela que c’est peut-être mieux d’en parler avec un médecin ou un gynéco).

    1. Je crois m’être mal expliquée dans le billet… En vrai, j’ai été suivie, j’ai eu des examens, ils ont refusé que je sorte avant d’avoir vu le cardiologue, j’en ai revu un en sortant de la maternité… Et la réponse est effectivement « On ne sait pas »… Ils n’ont pas trouvé d’explications plausibles ou précises quant à cet arrêt… En tout cas, merci pour ton message, ton soutien et tes conseils… Ils me permettent d’avancer et d’accepter ce passé petit à petit…

      Belle journée

      Virginie

  29. Oh tu m’as mis les larmes aux yeux… je suis convaincue que toute notre vie influe sur ce qu’il se passe ensuite! Tout est lié, je te souhaite de retrouver la serenite , vous allez bien maintenant ❤️ J’espère que tu vas pouvoir trouver un nouveau projet qui te plaise ????

    1. Oui, ces évènements font ce que nous sommes et ce qui ne tue pas rend plus fort… Merci beaucoup pour ton gentil message et ton soutien… Belle journée

      Virginie

  30. Je devais avoir une mauvaise connexion a priori mon commentaire n’a pas fonctionné!

    Ton article est très émouvant et forcement il résonne en moi d’une certaine manière puisque j’ai faillit perdre mon fils Matt. J’ai mit beaucoup de temps à me l’avouer et surtout à réaliser. J’ai mit 6 mois pour l’écrire, écrire l’histoire son histoire et mon histoire. J’ai voulut oublier ou peut être me voiler la fasse.

    Merci d’avoir partagé avec nous ce moment si intime.

    Bise

    1. Je reste persuadée que nos actes, le fait que nous ne souhaitons pas ou plus les quitté son aussi dû au vécu de l’accouchement…

      1. Oui, je suis bien d’accord avec toi… Quand on a failli ou cru perdre l’un de nos loulous, l’attachement doit être bien fort !

        Bises

        Virginie

    2. Merci à toi pour ton soutien et la partage de ta propre histoire… je m’aperçois que nous sommes beaucoup à avoir vécu des accouchements très compliqués et à en supporter encore les conséquences aujourd’hui… Plein de réconfort à toi aussi.

      Virginie

  31. Je pense effectivement que tout vécu à ses conséquences inequanone plus tard ! Quel courage ! Déjà, tu fais là un remarquable travail sur toi même en mettant des mots concrets sur tes maux. J’ai moi même eu quelques mésaventures pendant ma grossesse.. qui aujourd’hui le jouent défaut sur mon fils. Notamment le diagnostic de la malformation. Toute cette vie qu’on lui avait imaginé au milieu des traitements, opérations, séances de kinésithérapie et des plâtres s’est envolée à l’accouchement. Il n’avait finalement aucune malformation. Et pourtant j’ai mis du temps à comprendre ce qu’il se passait. J’ai d’ailleurs compris récemment que les terreurs nocturnes de mon fils… Que nous subissons dans solution depuis qu’il a 7 semaines de vie, sont en réalité liées avec ce choc pendant la grossesse !!! Depuis que je le sais j’ai énormément parlé avec mon fils et j’ai beaucoup travaillé sur moi-même pour en tirer toutes les ficelles positives. Depuis, plus rien. Plus aucune terreurs… Après une année à essayer de comprendre.. le corps est un formidable moule à expériences. Il faut apprendre à les démouler pour s’en défaire et re- mouler de nouvelles expériences, plus positives et productives ! Bon mon commentaire est super giga méga ultra long mais c’est pas grave ???? je te fais plein de gros bisous !

    1. Merci pour ton super (long) commentaire… Oui, je crois que même le stress, notre vécu pendant la grossesse peut agir sur les angoisses et les caractères par la suite… Ton expérience, même si elle se termine bien, n’est pas anodine… Tu as réussi à te poser les bonnes questions et à démêler tout ça ! C’est top…

      Belle journée à toi et merci de ton soutien

  32. Ce témoignage est très émouvant… Je te comprends car j’ai aussi connu deux accouchements très difficiles, et ma deuxième fille est née inerte et bleue. J’ai attendu le cri pendant un temps infini. Qui n’a duré très certainement quelques secondes, mais juste assez pour savoir que la vie ne tenait qu’à un fil, et que plus jamais je ne voudrai prendre le risque d’accoucher à nouveau. Quand j’ai entendu ce cri au bout du couloir, je ne voulais pas croire que c’était elle, il a fallu que les médecins me l’assurent à plusieurs reprises.
    Alors je peux vraiment imaginer combien ce que tu as vécu a dû profondément te marquer, et jouer sur ta relation à ton enfant et tes émotions, parfois confuses, encore aujourd’hui. Je pense qu’un jour avec le temps, tout s’adoucit… Je pense à toi, bises.

    1. Oh, toi aussi, cela a du être hyper compliqué à vivre et à digérer… Penser même quelques secondes que sa fille est morte… Tu as du ressentir la même chose que moi finalement… A nous d’accepter tout ça et d’en faire une force ! Plein de réconfort à toi…

      Bises

      Virginie

Vous avez aimé (ou pas) ? Dites le moi... Un petit mot fait toujours plaisir !