Trop Protectrice ? Comment Trouver l’Équilibre ?

Il y a Moi, cette Maman qui n’arrive pas à se projeter dans une reprise du travail de peur d’avoir l’impression d’abandonner ses enfants de 3 et 6 ans…

Et à côté, il y a cette Maman qui bosse de 7h00 à 19h00, malgré ses 4 enfants et ce, sans culpabilité…

Il y a Moi, cette Maman qui ne se formalise pas quand sa fille de 6 ans boit encore un biberon préparé avec amour tous les matins et qui ne se pose pas (trop) de questions quand ses enfants ne sortent pas seuls de leur chambre par peur du noir.

Et à côté, il y a cette Maman dont la fille se prépare son petit déjeuner seule et se met devant les dessins animés depuis ses 4 ans et demi pour la laisser dormir…

Il y a Moi, cette Maman qui déteste laisser son fils dormir seul pour redéposer sa fille à l’école un après-midi par semaine, même si c’est à 150 mètres de la maison et qu’elle fait l’aller et retour en 3 minutes chrono, avec le baby-call dans la poche et la porte de la maison fermée.

Et à côté, il y a cette Maman qui, sans se poser de questions, laisse ses enfants de 4 et 6 ans dormirent seuls le matin le temps de déposer ses analyses d’urines, qui laissait seul son fils de 3 ans faire la sieste ou regarder les dessins animés pendant plus de 15 minutes. Ou encore ce Papa qui laisse ces enfants de 3 et 5 ans dans la voiture le temps d’aller chercher un colis à la Poste (et on connait la rapidité de la Poste !).equilibre-balancoire-a-bascule-balance-sur-un-fil

Et des exemples, il y en a tellement d’autres…

Loin de moi l’idée de juger ces Mamans et ces Papas (qui pour la plupart sont des amis), je ne suis moi-même pas parfaite et je suis consciente d’être bien trop protectrice. Mais à chaque fois que je suis confrontée à une façon de procéder qui diverge autant de la mienne, je ne peux m’empêcher, encore une fois, de me remettre en question, moi-même, mes choix éducatifs, et mes comportements (qu’ils soient jugés bons ou non…).

Alors, suis-je trop protectrice ? Ne le sont-ils pas assez ? Comment trouver le juste équilibre entre le besoin de protection de ses enfants et la nécessité de les rendre autonome et de leur laisser une certaine liberté ?

Je n’ai pas la réponse à ces questions. Je suis consciente que l’équilibre se trouve sûrement entre les deux et que chacun fait avec les moyens qu’il a, à un moment donné, avec son propre vécu et ses possibilités…

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J’ai moi-même été une enfant gâtée, couvée, protégée, assistée, sûrement trop. J’ai des parents très angoissés, inquiets pour tout mais surtout pour rien (encore aujourd’hui, je dois envoyer des SMS à chaque fois que je me déplace ou presque !).

Mais aujourd’hui, et malgré mon refus de reproduire ce schéma, j’ai immanquablement hérité de ce trait de caractère. Les angoisses de mes parents m’ont laissé une peur viscérale de l’échec, une appréhension à me lancer dans certains projets de crainte de ne pas y arriver. Malgré tout l’amour que mes parents ont pour moi (et je n’en doute pas), leurs propres enfances tourmentées (même s’ils ont toujours voulu nous en protéger) ont fait de moi quelqu’un manquant terriblement de confiance en elle et ayant du mal à faire confiance aux autres. Pour juguler mes angoisses, j’ai un besoin d’hyper-contrôle ou alors, c’est la panique et je deviens invivable…

J’essaie de prendre sur moi, régulièrement, en permanence même, pour laisser une certaine liberté à mes enfants, pour les laisser faire leurs propres expériences quitte à ce qu’ils se fassent mal physiquement ou émotionnellement. Je suis consciente que c’est en faisant des erreurs qu’ils grandiront sainement et sans angoisse. Et ce, même si cela doit arracher mon cœur de Maman à chaque fois que je les vois pleurer, que je les sens tristes, déçus, ou blessés.

Alors, où se trouve cet équilibre précaire entre la protection normale de nos enfants, le fait de vouloir le meilleur pour eux et l’hyper-protection ou l’hyper-contrôle que l’on peut avoir sur eux?

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Je ne le sais pas mais, un jour, peut-être, j’arriverai à me détacher de ce que font ou ne font pas les autres parents, je me ferais confiance dans mon rôle de Maman et je pourrais faire davantage confiance à mes enfants par la même occasion.

Il va falloir que j’apprenne à supporter leurs échecs, leurs erreurs, leurs tristesses, leurs colères, leurs douleurs pour pouvoir les laisser grandir indépendamment de moi, même si cela doit faire couler beaucoup de larmes (et pas que les leurs) à chaque fois…

 

Si vous avez des avis, des conseils, des témoignages, n’hésitez pas à les partager. Je me sentirai moi seule avec mes questions existentielles…

Bonne journée.

Virginie

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