Et se remettre en question… Encore et toujours…

Nous vivons actuellement des moments compliqués avec BidouBoy. Lui, d’habitude si souriant, d’humeur si égale, est depuis quelques semaines à fleur de peau. Il surréagit à toute frustration ou refus de notre part (j’avoue, cela va souvent de paire !), provoquant crises, hurlements, colères et autres… Jusque là, nous mettions ça sur le compte d’une énième crise d’affirmation, couplée à la fatigue et morosité ambiantes et nous essayions tant bien que mal de tenir bon et rester patients. Puis, la semaine dernière, ce sont ajoutés des cauchemars, des angoisses nocturnes, des crises de panique le soir dans sa chambre, des peurs irrationnelles. Il ne s’en fallait pas plus pour que mon cerveau bugue et se mette en mode « questionnement incessant ».

Est-ce qu’il est fatigué ? Est-ce qu’il couve quelque chose ? Est-ce que je lui transmets ma propre fatigue physique et émotionnelle ? Est-ce que cela peut venir de mes cris d’hier (même si je lui ai demandé pardon depuis) ? Est-ce qu’il s’est passé quelque chose de particulier à l’école ? À la maison ? C’est peut-être ce qu’il a mangé ? Est-ce que cela pourraient être les circonstances de sa naissance ? (oui, oui, mon cerveau peut partir loin des fois !!), etc, etc…

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Et voilà mon cerveau parti en boucle, jour et nuit, à se poser des milliards de questions, plus ou moins farfelues, parfois plusieurs fois la même. Là, tu te dis : « Mais c’est bien de se remettre en question, d’essayer de comprendre ce qu’il se passe, d’essayer de le comprendre lui ! ». Sauf que trop de remise en question tue la remise en question rend dingue… À force de vouloir analyser tout débordement dans le comportement de mes loulous, je m’épuise encore plus que je ne le suis déjà et je ne les aide sûrement pas plus que cela. Au lieu d’être présente pour eux dans ces moments difficiles, mon cerveau dérape et je n’arrive pas à lâcher prise.

Avec sa sœur, cela peut parfois fonctionner car elle a toujours eu cette capacité à raconter les choses, à mettre facilement des mots sur ses sentiments. Pour BidouBoy, c’est bien plus compliqué. Quand j’essaye de comprendre et commence à lui poser des questions, il a tendance à se braquer et ne se ferme que davantage. C’est normal, il n’a que 3 ans, il est parfois incapable de mettre des mots sur des sentiments qui doivent lui paraître encore plus confus qu’à nous. Je suis consciente de tout ça, je suis consciente que là où il aurait sûrement juste besoin d’être rassuré, j’ai, moi, un besoin viscéral de comprendre le pourquoi du comment.

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Alors peut-être qu’un jour je saurais mettre mon cerveau sur pause, je saurais relâcher la pression, je saurais lâcher prise, je saurais juste les prendre dans mes bras et juste leur dire que oui, je les aimerais toujours quoiqu’il arrive, que oui, je serais toujours là pour les protéger quelles que soient les choses farfelues dont ils peuvent avoir peur… Mais là, pour le moment, je me demande encore pourquoi, d’un seul coup, BidouBoy a peur des oreilles de Mickey de sa taie d’oreiller et de la frite qui saute de Dora (Alias La Carte bien sûr) !

Allez, rassurez-moi, vous aussi, vous vous posez trop de questions parfois ? Vous avez du mal à lâcher prise ?

Bonne journée

Virginie

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