Radiographies pendant la grossesse : lesquelles sont vraiment sans risque
30 septembre 2026
Oui, vous pouvez faire une radiographie pendant la grossesse, mais tout dépend de la zone du corps concernée. Les radiographies du haut du corps (tête, dents, bras, poitrine) et des jambes ne présentent aucun risque pour le fœtus. Les radiographies dentaires, les plus fréquemment demandées, exposent le fœtus à des doses extrêmement faibles : environ 0,0001 mSv avec un tablier plombé. En revanche, les radiographies de l’abdomen et du bassin doivent être évitées sauf en cas d’urgence médicale.
Les radiographies situées en dehors de la zone entre le diaphragme et les genoux ne posent aucun risque reconnu pour le fœtus. Cela inclut les radiographies dentaires, du crâne, du thorax, des bras et des jambes.
Si vous avez besoin d’un détartrage chez le dentiste avec radiographie de contrôle, ou d’une radiographie pulmonaire pour vérifier une infection, vous pouvez les faire sans crainte. Le fœtus n’y est pas exposé directement, et les rayons qui pourraient s’éparpiller restent négligeables.
Les radiographies dentaires sont l’examen le plus courant pour les femmes enceintes. Une radiographie dentaire rétro-alvéolaire (celle prise entre les dents) avec tablier plombé expose le fœtus à environ 0,0001 mSv. Pour comparaison, un cliché panoramique, qui montre toute la dentition, délivre une dose de l’ordre de 10 à 25 microsieverts.
Ces doses sont bien au-dessous des seuils reconnus comme dangereux pour le fœtus. Le tablier plombé joue un rôle clé : il bloque les rayons qui pourraient passer vers la région pelvienne. Vérifiez simplement que le cabinet dentaire en utilise un ; c’est une pratique standard.
Les radiographies de l’abdomen ou du bassin méritent une attention particulière pendant la grossesse, car ces zones sont proches de l’utérus. Elles ne sont pas formellement interdites, mais doivent être reportées autant que possible.
Si une situation urgente les rend nécessaires (trauma, suspicion de fracture du bassin, douleur abdominale grave sans diagnostic clair), le bénéfice de l’examen justifie le risque minime. Dans ces cas, le tablier plombé reste utile pour réduire l’exposition directe au fœtus.
Parlez avec votre médecin ou votre dentiste avant tout examen radiologique. Dites-lui que vous êtes enceinte ou en projet de grossesse. S’il juge qu’une radiographie abdominale ou pelvienne est indispensable pour poser un diagnostic ou vérifier une urgence, le bénéfice l’emporte sur le risque fœtal très faible.
Ensemble, vous pèserez les alternatives : un examen peut-il être reporté après le premier trimestre ? Une échographie suffit-elle ? Si la radiographie reste nécessaire, assurez-vous que le tablier plombé est utilisé.
La prochaine étape : notez la nature de l’examen demandé et la zone anatomique, puis discutez-en ouvertement avec le professionnel de santé. Vous pouvez lui dire sans crainte que vous souhaitez connaître l’exposition fœtale et les alternatives possibles. Une décision informée se prend toujours à deux.